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Les changements climatiques transforment déjà profondément le tourisme de plein air au Québec. Dans les Laurentides comme ailleurs, les entreprises de tourisme d’aventure et d’écotourisme doivent aujourd’hui composer avec des réalités bien concrètes : feux de forêt, crues soudaines, épisodes de chaleur extrême, déficit de neige et saisons de plus en plus imprévisibles. 

Situé à Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides, le Parc régional Montagne du Diable fait partie des organisations touristiques qui ont choisi de passer à l’action afin d’adapter leurs pratiques et renforcer leur résilience face aux changements climatiques. 

À travers une démarche structurante portée par Québec Aventure Plein Air – Aventure Écotourisme Québec, le Parc s’implique activement dans la transition vers un tourisme durable, responsable et mieux adapté aux réalités climatiques de demain. 

Photo : Isabelle Legault (Directrice générale du Parc régional Montagne du Diable) – photo extraite de la vidéo produite par le FAQDD (Fonds d’action québécois pour le développement durable)

Les changements climatiques affectent déjà le tourisme de plein air au Québec

Pour les organisations de plein air, les impacts climatiques ne sont plus théoriques : ils influencent directement les opérations quotidiennes et la sécurité des infrastructures.

Dans la vidéo produite par le FAQDD (Fonds d’action québécois pour le développement durable), plusieurs intervenants du secteur témoignent des défis vécus sur le terrain : 

    • Grandes chaleurs qui limitent certaines activités ;
    • Fumées liées aux feux de forêt ;
    • Manque de neige ;
    • Épisodes météorologiques extrêmes ;
    • Fermeture temporaire de sites touristiques.

Au Parc régional Montagne du Diable, ces changements sont observés d’année en année. Le manque de prévisibilité représente également un défi important pour les opérations touristiques et la rentabilité des organisations de plein air.

Au Parc, à chaque année, on voit la différence. Lors du dégel de 2023, des crues exceptionnelles ont presque emporté plusieurs infrastructures du territoire. On a pensé perdre toutes nos passerelles.

Isabelle Legault

Directrice générale, Parc régional Montagne du Diable

Les changements climatiques sont réels et frappent de plein fouet notre secteur. […] Pour les entreprises de plein air, il est de plus en plus difficile d’opérer et de prévoir les opérations.

Stéphane Jeannerot

Directeur du Développement, Aventure Écotourisme Québec (AEQ)

Tourisme durable au Québec : une mobilisation du secteur du plein air 

Face à cette réalité, Aventure Écotourisme Québec a mobilisé une quinzaine d’entreprises touristiques québécoises autour d’un projet structurant de transition climatique.   

L’objectif : intégrer l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre au cœur des stratégies d’affaires des organisations touristiques. 

Cette cohorte de transition bas carbone a permis : 

    • De réaliser des inventaires de GES ; 
    • De développer des plans d’action ; 
    • D’identifier des leviers concrets d’adaptation ; 
    • Et de favoriser le partage d’expertise entre les organisations participantes. 

Le Parc régional Montagne du Diable a répondu présent dès le début de cette mobilisation. Pour Isabelle Legault, cette implication représentait une occasion importante de mieux comprendre les enjeux liés aux émissions de gaz à effet de serre, de les mesurer  afin de mieux accompagner les équipes du Parc dans cette transition. 

Réduire l’empreinte carbone du tourisme d’aventure 

L’une des grandes prises de conscience du projet concerne l’impact réel des déplacements touristiques sur le bilan carbone du secteur du plein air.

Comme plusieurs organisations, les équipes croyaient initialement que leurs principales émissions provenaient surtout de la machinerie et des véhicules utilisés sur le territoire. L’analyse a toutefois démontré que le transport des visiteurs représente une part majeure des émissions de GES du secteur touristique.   

Cette réflexion pousse aujourd’hui plusieurs organisations touristiques du Québec à repenser certaines approches :   

    • Encourager les séjours plus longs ; 
    • Favoriser l’achat local ; 
    • Renforcer l’ancrage régional ; 
    • Sensibiliser les visiteurs aux bonnes pratiques ; 
    • Et développer un tourisme plus responsable. 

Le Parc régional Montagne du Diable : un engagement reconnu en tourisme responsable 

Cette implication dans la transition climatique s’inscrit dans une démarche globale portée depuis plusieurs années par le Parc régional Montagne du Diable.  

Le Parc multiplie les initiatives en matière de :  

    • Développement durable ; 
    • Accessibilité universelle ; 
    • Protection des écosystèmes ; 
    • Tourisme responsable ; 
    • Et adaptation climatique. 

Cet engagement a d’ailleurs été reconnu à l’échelle provinciale en 2025 avec l’obtention du prestigieux prix : « Bonnes pratiques durables et responsables » remis par Aventure Écotourisme Québec et l’Association des parcs régionaux du Québec. 

Cette distinction souligne notamment les efforts du Parc pour :   

    • Réduire son empreinte environnementale ; 
    • Développer des infrastructures durables ; 
    • Favoriser l’accessibilité du plein air ; 
    • Et proposer une expérience touristique respectueuse du territoire des Hautes-Laurentides. 

Un tourisme de plein air plus résilient pour l’avenir 

Le tourisme durable au Québec passe désormais par une capacité d’adaptation concrète face aux changements climatiques. 

À travers cette mobilisation sectorielle, les entreprises de plein air démontrent qu’il est possible de repenser les façons de faire afin de bâtir un modèle touristique plus résilient, plus responsable et davantage enraciné dans les communautés locales.   

Au cœur des Hautes-Laurentides, le Parc régional Montagne du Diable poursuit cette démarche avec la volonté de protéger son territoire, préserver la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs et contribuer activement à l’avenir du tourisme durable au Québec. 

Un immense merci à Stéphane Jeannerot (Directeur du Développement – Aventure Écotourisme Québec – AEQ), Isabelle Legault (Directrice générale du Parc régional Montagne du Diable) et Éric Gagnon (Directeur du développement et des opérations terrain et coordonnateur aux communications et marketing – Sentiers du Moulin) pour leur implication dans cette démarche porteuse pour l’avenir du tourisme d’aventure et de l’écotourisme québécois.   

Cette initiative s’inscrit dans la mesure de soutien « Destination durable et action concertée », appuyée financièrement par le Gouvernement du Québec dans le cadre du Plan pour une économie verte 2030 et du Plan d’action pour un tourisme responsable et durable 2020-2025. 

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